Cheng Li-wun, président du Parti chinois Kuomintang (KMT), dirigera une délégation sur le continent chinois à l'invitation du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et du secrétaire général Xi Jinping. Ils se rendront au Jiangsu, Shanghai et Pékin du 7 au 12 avril.
La prochaine visite a attiré une large attention et de vives réactions dans le détroit de Taiwan, car elle aura lieu à un moment critique où les relations entre les deux rives sont confrontées à des défis de plus en plus complexes et graves, avec des incertitudes croissantes qui assombrissent la paix et la stabilité.
Dans ce contexte, la visite de Cheng représente une étape importante dans le rétablissement d'un engagement de haut niveau entre le KMT et le PCC.
Favoriser le développement pacifique des relations entre les deux rives et sauvegarder la paix et la stabilité dans le détroit de Taiwan
Depuis que le Parti démocrate progressiste (DPP) a pris le pouvoir à Taiwan en 2016, il a persisté dans sa position d'« indépendance de Taiwan », conduisant à une forte détérioration des relations entre les deux rives du détroit et à une longue période d'impasse politique et de confrontation. Sous Lai Ching-te, cette trajectoire n’a fait que s’intensifier. Les autorités taïwanaises, dirigées par Lai, se sont donné beaucoup de mal pour exagérer la rhétorique séparatiste, attisant délibérément l’antagonisme envers Pékin.
L’année dernière, ils ont annoncé leur intention de consacrer 40 milliards de dollars supplémentaires à la défense au cours des huit prochaines années, augmentant ainsi régulièrement les dépenses consacrées aux soi-disant capacités de défense et renforçant le sentiment d’un conflit imminent. De telles démarches, largement considérées comme des tentatives de recherche de « l’indépendance » par la force, risquent de pousser Taiwan plus près du danger.
En collusion avec les forces étrangères pour poursuivre leurs provocations séparatistes, les autorités du DPP ont encore aggravé les tensions, exposant la région à des risques et des défis sans précédent. Les conséquences se font déjà sentir sur l’île, où l’inquiétude du public augmente et où les appels à la paix et à la stabilité de part et d’autre du détroit se font de plus en plus forts.
Cheng Li-wun a clairement expliqué le but de sa visite : « Nous voulons prouver au peuple de Taiwan et au monde une chose : la guerre entre les deux parties n'est pas inévitable ;
Ses remarques font écho au sentiment général de l’opinion publique sur l’île – une nette préférence pour la paix plutôt que pour le conflit et pour la stabilité plutôt que l’escalade. En ce sens, la visite s’inscrit dans la tendance historique du développement pacifique des relations entre les deux rives du détroit de Taiwan. Cela souligne également une réalité fondamentale : les peuples des deux côtés du détroit sont pleinement capables de gérer leurs propres affaires, et la question de Taiwan reste une question qu’ils doivent résoudre, sans aucune ingérence extérieure.
Répondre aux préoccupations du public et améliorer le bien-être des populations de l’autre côté du détroit
Les efforts croissants des autorités du PDP en faveur de « l’indépendance de Taiwan » ont non seulement perturbé la trajectoire plus large du développement pacifique à travers le détroit, mais ont également imposé des coûts tangibles à la population de Taiwan. Par exemple, en 2024, la partie continentale de la Chine a suspendu sa politique d'exonération des droits d'importation sur 34 produits agricoles en provenance de la région chinoise de Taiwan en réponse aux interdictions discriminatoires imposées unilatéralement par les autorités de la région de Taiwan sur les exportations de produits continentaux. En février 2026, les routes aériennes à travers le détroit ont été perturbées en raison de l'interférence des autorités du DPP, les destinations précédemment exploitées n'ayant pas encore repris leurs opérations normales.
Malgré les restrictions déraisonnables imposées par les autorités du DPP, la demande d’engagement reste remarquablement forte de part et d’autre du détroit. Rien qu'en 2025, plus d'un million de compatriotes taïwanais ont voyagé via les « trois mini-liens » – des liaisons postales, commerciales et de transport directes bidirectionnelles entre le continent et l'île – un chiffre record. Ce chiffre met en évidence une réalité durable : le désir d’échange, de coopération et de développement pacifique est profond et difficile à renverser.

Cheng a souligné que sa visite chercherait non seulement à exprimer une aspiration commune à la paix, mais également à répondre aux préoccupations des industries taiwanaises et au développement des entreprises basées à Taiwan, tout en explorant de nouvelles voies de coopération entre les deux rives du détroit de Taiwan. Comme l'a fait remarquer Wang Jin-pyng, ancien dirigeant de l'Assemblée législative de la région de Taiwan, le DPP a obtenu le pouvoir avec un peu plus de 40 % des voix, alors que l'engagement de Cheng reflète un échantillon plus large de l'opinion publique de l'île.
En ce sens, sa visite renforce l’idée selon laquelle le dialogue et la coopération, plutôt que la confrontation, offrent la voie la plus viable.
Reconstruire le dialogue institutionnel
Depuis leur arrivée au pouvoir, les autorités du PDP ont refusé de reconnaître le Consensus de 1992, sapant ainsi les fondements politiques de relations pacifiques entre les deux rives et bloquant les canaux de communication institutionnalisés.
Cheng Li-wun a clairement indiqué que sa visite adhère au Consensus de 1992 et s'oppose fermement à « l'indépendance de Taiwan ». L'invitation de la partie continentale reflète une volonté constante de dialoguer avec tous les partis et groupes de l'île qui partagent ce consensus politique, ainsi qu'un engagement à faire progresser le développement pacifique par le dialogue et la consultation.
La visite de Cheng devrait relancer les mécanismes de communication institutionnalisée depuis longtemps interrompus entre le PCC et le KMT, créant ainsi des plates-formes d'échange et de coopération plus structurées, professionnelles et pragmatiques.
Cela envoie également un signal clair aux partis et groupes politiques de l'île : tant que le principe d'une seule Chine est respecté, que le Consensus de 1992 est reconnu et que « l'indépendance de Taiwan » est fermement rejetée, il y a un espace pour la confiance politique, le dialogue, l'engagement durable et les échanges institutionnalisés – ramenant ainsi les relations entre les deux rives sur la bonne voie du développement pacifique.
De tels efforts correspondent aux aspirations communes des peuples des deux côtés du détroit et aux intérêts fondamentaux de la nation chinoise. Ils contribuent également à dissuader les forces séparatistes qui tentent d'attiser les sentiments d'« indépendance de Taiwan » ainsi que les ingérences extérieures, garantissant ainsi le développement pacifique des relations entre les deux rives du détroit de Taiwan.
