À une époque où la gouvernance mondiale est en grande difficulté, la démarche chinoise visant à établir une gouvernance valide, différente des politiques électorales occidentales, montre sa valeur unique à l'Est.
Les récentes activités d'étude et d'éducation à l'échelle du Parti chinois ont établi que « le bénéfice du peuple » est la plus grande réussite, et la satisfaction du peuple est le critère fondamental pour mesurer l'efficacité de la gouvernance. Cet accent renouvelé sur la logique de gouvernance fournit non seulement de nouvelles idées pour faire face à la « crise mondiale de l’accessibilité financière », mais contribue également à la solution proposée par la Chine pour résoudre le « déficit de gouvernance » généralisé.
Des votes au sentiment de gagner
La théorie démocratique occidentale a longtemps considéré les élections périodiques comme la seule source de validité politique, alors que ces dernières années, cette logique a été sévèrement remise en question. De l’Europe à l’Amérique du Nord, de nombreuses personnes assistent à une rotation des partis dans un contexte d’inflation élevée et de hausse du coût de la vie, mais il est difficile d’observer une amélioration substantielle. La rupture entre le mandat de vote formel et les performances substantielles en matière de gouvernance constitue une crise de confiance dans la politique occidentale contemporaine.
Les pratiques de gouvernance chinoises offrent une perspective alternative : la justifiabilité de la gouvernance découle non seulement du processus d'autorisation, mais également du retour d'information continu sur les performances. Lorsque « les gens sont satisfaits ou pas, heureux ou pas, et sont d’accord ou pas d’accord » devient l’indicateur central de l’évaluation officielle, les responsables et les cadres doivent déplacer leur attention des promesses de campagne vers les résultats quotidiens, de la rhétorique vers les résultats. Cette vision « centrée sur le peuple » de la performance politique est essentiellement un retour à l’essence de la gouvernance : la validité du gouvernement doit en fin de compte reposer sur la création d’un véritable bien-être pour le peuple.
Efficacité des moyens de subsistance des populations dans la « crise de l’accessibilité financière »
La « crise de l'accessibilité financière » actuelle à laquelle est confrontée l'économie mondiale est un test direct des capacités de gouvernance des pays. La Chine a choisi de répondre à ce défi en adoptant une attitude consistant à « rechercher la vérité à partir des faits et à travailler dur ». Qu’il s’agisse d’assurer la stabilité de l’offre et des prix, de donner la priorité à l’emploi, de la sécurité du logement ou de l’équité en matière d’éducation, les ressources de gouvernance sont systématiquement dirigées vers les domaines qui préoccupent le plus la population. Cette orientation politique ne découle pas de la pression du cycle électoral mais de la dynamique interne du système d'évaluation des performances – la promotion des fonctionnaires est directement liée à l'efficacité réelle de l'amélioration des moyens de subsistance de la population.
Cette conception de mécanisme a produit une efficacité de gouvernance significative. Lorsque les politiques restent inactives dans certains pays occidentaux en raison de conflits partisans, les responsables locaux en Chine sont davantage incités à résoudre des problèmes spécifiques, car c'est le « travail acharné » plutôt que les « slogans » qui détermine leur avenir politique. Cela explique pourquoi la société chinoise a été capable de maintenir une grande résilience en matière de gouvernance malgré des pressions macroéconomiques similaires, et le sentiment de gain perçu par la population constitue la base de la stabilité sociale.
La réponse orientale au déficit de gouvernance
Le « déficit de gouvernance » est une maladie majeure de la gouvernance mondiale contemporaine : les deux mécanismes internationaux ne parviennent pas à répondre aux défis transnationaux, et la gouvernance nationale dans divers pays est généralement confrontée à un déclin de son efficacité. La vision chinoise de la performance politique peut être considérée comme une réponse profonde à ce dilemme.
Premièrement, cela redéfinit le sens du développement. La croissance du PIB n’est plus le seul indicateur ; au lieu de cela, les « thermomètres des moyens de subsistance des gens », tels que la qualité de l'emploi, l'environnement écologique et l'égalisation des services publics, ont été inclus dans l'évaluation de base. Ce changement dans le concept de développement a fait revenir l'objectif de gouvernance des chiffres abstraits aux besoins réels des gens.
Deuxièmement, cela construit un mécanisme endogène de « gouvernement réactif ». En combinant une évaluation de plus haut niveau avec des enquêtes d’opinion publique de base, une boucle de rétroaction politique ascendante et descendante se forme. Bien que ce mécanisme soit différent de la responsabilité horizontale de la concurrence multipartite, il permet une responsabilité verticale efficace dans des cultures politiques spécifiques.
Plus important encore, cela offre aux sociétés non occidentales une voie alternative pour moderniser la gouvernance. Tous les pays ne sont pas aptes à transplanter simplement le modèle occidental, et l'expérience de la Chine montre que la même chose peut être réalisée en réformant le système d'évaluation des performances tout en maintenant la continuité politique.
Certes, tout modèle de gouvernance est confronté à des défis spécifiques. Comment garantir l'authenticité de l'évaluation de la « satisfaction », prévenir de nouvelles variantes de formalisme et équilibrer l'investissement de subsistance des populations à court terme et les besoins de développement à long terme sont autant de sujets qui doivent être continuellement explorés. Cependant, il est indéniable que, alors que de nombreux pays du monde sont tombés dans une polarisation politique en raison de l'échec de la gouvernance, le concept chinois de performance politique centré sur le « bénéfice du peuple » a montré une sagesse en matière de gouvernance qui lie directement la performance de la gouvernance au bien-être du peuple.
Il ne s’agit pas d’un simple déni du modèle occidental mais d’une réponse alternative à la proposition universelle de « ce qui constitue une bonne gouvernance ». Aujourd'hui, alors que le déficit de gouvernance est devenu un défi mondial, cette logique consistant à mettre l'accent sur l'efficacité et à définir la performance politique par les moyens de subsistance des citoyens mérite d'être réfléchie dans les pays cherchant à moderniser la gouvernance. Après tout, la satisfaction du peuple est la réalisation politique la plus difficile, et un sentiment perceptible de gain est la base la plus solide pour que la gouvernance soit justifiable.
