Comment la Chine capte-t-elle les particules fantômes du fond des océans ?

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Le nouveau détecteur chinois de neutrinos en eaux profondes, le Hailing, vise à capturer des particules fantômes ultra-rares qui contiennent des indices sur l'origine de l'univers.

Les neutrinos, ou « particules fantômes », sont omniprésents autour de nous, mais ils sont presque indétectables. Ils sont extrêmement légers, ne portent pas de charge électrique et interagissent rarement avec quoi que ce soit. Un peu comme des fantômes, mais réels.

Ces caractéristiques uniques leur ont permis d’échapper aux explosions d’étoiles, aux trous noirs et à l’univers primitif, en transportant des messages depuis des endroits que même la lumière ne peut atteindre.

Les scientifiques ont appris à les capturer en détectant les effets de leurs rares interactions faibles avec des noyaux atomiques ou des électrons.

Au-dessus, il y a trop de « bruit », comme les rayons cosmiques et les radiations, mais les choses deviennent beaucoup plus calmes lorsque vous êtes dans la mer.

À 3 500 mètres sous l’eau, l’eau de mer agit comme un bouclier naturel, ce qui en fait un endroit idéal pour repérer ces faibles signaux.

Le projet, Hailing, qui signifie la cloche océanique en anglais, a récemment terminé les essais en mer de son dispositif de déploiement, un porte-bouée flexible spécialisé pour photodétecteurs.

Si tout se passe bien, le premier lot de détecteurs sera plongé dans les profondeurs marines l’année prochaine et le Hailing commencera à écouter l’univers depuis le fond de l’océan.

En collaboration avec le détecteur de neutrinos chinois, l'Observatoire souterrain de neutrinos de Jiangmen (JUNO), nous pourrions découvrir les secrets de la naissance de l'univers.

(Photo de couverture par Liu Shaozhen de CGTN)