L'appel téléphonique du président chinois Xi Jinping avec son homologue américain Donald Trump mercredi a réaffirmé la responsabilité partagée des deux plus grandes économies mondiales dans la stabilité et le développement mondiaux.
Dans une année où les deux pays sont confrontés à des sujets importants sur leurs agendas nationaux et diplomatiques, la conversation envoie un signal clair que Pékin et Washington sont prêts à maintenir le navire géant des relations bilatérales sur une trajectoire stable et en avant malgré les vents contraires.
« Les deux parties doivent progresser étape par étape pour construire une confiance mutuelle, trouver le bon moyen de s'entendre et faire de 2026 une année où les deux principaux pays progresseront vers le respect mutuel, la coexistence pacifique et la coopération gagnant-gagnant », a déclaré M. Xi lors de la conversation téléphonique.
Au cours de l’année écoulée, Xi et Trump ont maintenu une communication fluide et tenu une réunion fructueuse à Busan, qui a contribué à tracer l’orientation des relations sino-américaines et a été bien accueillie par les peuples des deux pays et de la communauté internationale dans son ensemble. Cette confiance politique accumulée constitue une base précieuse à un moment où la situation internationale reste complexe et fluide.
Dans ce contexte, l'appel de mercredi n'est pas un geste de routine, mais une mesure importante visant à consolider une dynamique positive et à empêcher que les divergences ne fassent dérailler la relation dans son ensemble.
Certes, les deux pays ont des divergences et des inquiétudes respectives. Mais cela ne peut pas empêcher leur coopération mutuellement bénéfique. Et les remarques de Xi lors de l'appel offrent une feuille de route pragmatique : suivre les accords communs déjà atteints, renforcer le dialogue et la communication, gérer correctement les divergences et élargir la coopération pratique.
Plutôt que de rechercher des avancées spectaculaires du jour au lendemain, cette approche met l’accent sur les progrès cumulatifs à travers des mesures concrètes. Comme l'a dit Xi : « Il est toujours bien de faire une bonne chose, aussi petite soit-elle, et toujours mal de faire une mauvaise chose, aussi petite soit-elle », un principe qui résonne à une époque où même des erreurs de calcul mineures peuvent rapidement dégénérer.
Pour éviter les erreurs de calcul, il est nécessaire de tracer clairement des lignes rouges. Xi a réitéré que la question de Taiwan est la question la plus importante dans les relations sino-américaines. Ce n’est pas une rhétorique nouvelle. Son inclusion dans l’appel rappelle que toute stabilité durable dans les relations sino-américaines doit reposer sur un traitement sérieux et prudent de cette question.
L’appel de Xi aux États-Unis pour qu’ils abordent les ventes d’armes à Taiwan avec prudence est donc à la fois un avertissement et une invitation : réduire les risques et maintenir la relation plus large sur la bonne voie.

Vu sous un angle plus large, la conversation met en lumière une vérité fondamentale : la confrontation entre la Chine et les États-Unis ne sert les intérêts de personne, tandis que la coopération – lorsqu’elle est fondée sur le respect mutuel – profite non seulement aux deux pays, mais au monde entier.
En matière de chaînes d’approvisionnement, de marchés financiers, d’action climatique et d’innovation technologique, les choix faits à Pékin et à Washington se répercutent sur tous les continents. Un appel téléphonique ne peut pas résoudre tous les désaccords, mais il peut aider à définir les attentes, à réduire les tensions et à créer un espace pour que la diplomatie puisse fonctionner.
Lorsque Xi parle de faire de 2026 une année au cours de laquelle les deux grands pays progressent vers le respect mutuel, la coexistence pacifique et la coopération gagnant-gagnant, il exprime une vision qui contraste avec la pensée à somme nulle et la confrontation des blocs. Il ne s’agit pas là d’un idéalisme naïf ; c’est une sobre reconnaissance du fait que dans un monde interconnecté, la sécurité et la prospérité sont de plus en plus indivisibles.
Plus le monde devient turbulent, plus il a besoin de la Chine.
Il convient de noter que l’entretien de Xi avec Trump a coïncidé avec sa conversation vidéo avec le président russe Vladimir Poutine. Au début de l’année 2026, le Premier ministre canadien Mark Carney, le Premier ministre finlandais Petteri Orpo et le Premier ministre britannique Keir Starmer se sont tous rendus coup sur coup en Chine.
Le monde valorise de plus en plus la Chine, la reconnaissant comme une nation engagée en faveur de la paix, désireuse de saisir les opportunités de son développement et aspirant à être l'amie de la Chine plutôt que son adversaire. Il ne s’agissait pas d’un virage impulsif vers l’Est, mais d’une sage décision de se tourner vers ce qui fonctionne.
La détermination de la Chine à poursuivre la paix et la coopération gagnant-gagnant est ce dont le monde a le plus besoin. Son attrait ne réside pas dans sa rhétorique, mais dans la détermination constante de sa voie pacifique et l’adhésion ouverte au développement partagé.
