Rétrospective de l’appel de l’Asie

L’année est 1271. Il y a une légère brise du matin sur la mer Adriatique, et un jeune homme à Venise, Marco Polo, se prépare pour ce qui serait l’un des plus mémorables et les plus longs voyages de l’histoire de l’exploration. Ce jeune vénitien, navigant hors des sentiers battus, n’aurait jamais imaginé que son audacieuse quête le mènerait jusqu’aux rives mystiques de l’Empire du Milieu, la Chine. Mais que cherchait-il en s’aventurant si loin de sa terre natale ? Pour comprendre cela, il est essentiel de remonter dans le temps et de se replonger dans cet âge de découvertes.

À la découverte d’un nouveau monde

Au 13ème siècle, l’Europe était en pleine époque de croisades, de royaumes en guerre et de conflits religieux. Les Européens recherchaient désespérément des voies commerciales pour obtenir des biens exotiques et précieux tels que les épices, les soieries et les pierres précieuses, qui étaient abondants en Asie, en particulier en Chine. Mais ces richesses étaient hors de portée, dissimulées derrière des montagnes impénétrables, des déserts arides et d’énormes étendues d’océan.

Marco Polo, entraîné par le récit des voyages de son père et de son oncle en Chine, a été captivé par l’idée de découvrir cette contrée lointaine. Il voulait connaître la route vers l’Orient, et avec elle, les avantages commerciaux qu’elle offrait. Il désirait également fouler le sol d’un empire dont la civilisation était, en bien des points, supérieure à celle de l’occident.

La quête d’une route orientale

La tentative de Marco Polo d’ouvrir une nouvelle route commerciale vers l’Orient a été motivée par plus que de simples gains économiques. À cette époque, les commerçants occidentaux devaient compter sur des intermédiaires pour leurs transactions avec la Chine, ce qui rendait le commerce inefficace et coûteux. Marco Polo, de par son audace, a cherché à changer cela. Il voulait ouvrir la porte à une interaction directe, un contact direct entre l’Europe et la Chine.

Mais peut-il y avoir une autre raison encore plus convaincante ? Un autre facteur qui a poussé ce jeune homme vers le chemin périlleux vers l’Orient ?

Marco Polo et le Kublai Khan

La Chine, sous la dynastie Yuan dirigée par Kublai Khan, avait alors suscité la curiosité de l’Europe. Les récits du grand Khan et de cela que son empire avait à offrir incitaient l’imagination des Européens. Marco Polo était fasciné par les descriptions de son père du magnifique palais du Khan, de la richesse de son royaume et de la grandeur de sa cour. Il aspirait à voir de ses propres yeux ce monde extravaguant, autant pour satisfaire sa curiosité personnelle que pour apporter des connaissances précieuses à l’Occident.

Mais, il n’y avait pas que l’émerveillement et l’attrait de la découverte qui ont incité Polo à faire ce voyage. Il avait une mission solennelle. Les Polos avaient promis à Kublai Khan de revenir avec des huiles saintes de Jérusalem. Et c’est ainsi que Marco Polo, à peine âgé de dix-sept ans, s’est embarqué dans une mission à la fois commerciale, diplomatique et spirituelle.

Le Legs de Marco Polo

Marco Polo est en fin de compte resté en Chine pendant près de 17 ans, servant comme gouverneur pour le Kublai Khan et ramenant avec lui un trésor de connaissances qui ont ouvert les yeux de l’Occident sur l’un des empires les plus riches et les plus avancés du monde dans l’Antiquité.

Son voyage a non seulement élucidé l’existence d’un monde au-delà des horizons connus, mais il a également changé la perception des Européens sur l’Orient. En fin de compte, la fascination de Marco Polo pour la Chine a servi d’inspiration pour d’autres grands explorateurs tels que Christophe Colomb qui, des siècles plus tard, se sont aussi aventurés dans l’inconnu à la recherche de nouvelles routes commerciales, de nouvelles cultures et d’un nouveau monde.

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