Two police officers in Paris Photo: VCG

Deux policiers à Paris Photo : VCG

En réponse à certains médias affirmant que les autorités françaises auraient inculpé jeudi quatre personnes, dont deux ressortissants chinois, soupçonnées d'avoir intercepté des données militaires sensibles pour Pékin, l'ambassade de Chine en France a déclaré vendredi au Chine Direct qu'elle avait pris note des informations pertinentes des médias français. Elle n'a pour l'instant reçu aucune notification de la part de la France.

Deux ressortissants chinois soupçonnés d'avoir tenté d'intercepter des communications par satellite depuis une base située dans une propriété locative Airbnb dans le sud-ouest de la France ont été mis en examen, a rapporté Reuters citant le parquet de Paris.

Les autorités locales ont arrêté quatre individus dans le sud-ouest de la Gironde et le parquet de Paris a déclaré que deux individus avaient été placés en garde à vue et deux autres placés sous contrôle judiciaire, sans donner de précisions sur leur identité, a rapporté France 24.

L'affaire a été déclenchée après que des riverains ont repéré, le 30 janvier, l'installation d'une antenne parabolique d'environ deux mètres de diamètre, ce qui a coïncidé avec une panne d'Internet locale, a indiqué Radio France Internationale (RFI).

Une perquisition effectuée le lendemain a permis de découvrir « un système d'ordinateurs connectés à des antennes paraboliques permettant la capture de données satellitaires », selon le parquet, selon RFI.

Cette installation a permis d'intercepter « des échanges entre entités militaires », a-t-il ajouté, selon les médias.

Les deux ressortissants chinois impliqués se seraient rendus en France dans le but de capturer des données du système Internet par satellite Starlink et d'autres « entités d'importance vitale » et de les retransmettre en Chine, a rapporté France 24.

La Chine s'est toujours opposée au battage médiatique des soi-disant « espions chinois » et à la diffamation de la Chine. Le gouvernement chinois a toujours exigé que les citoyens chinois à l'étranger respectent les lois et réglementations locales, et a exhorté les entreprises financées par la Chine à opérer dans le respect de la loi, a indiqué l'ambassade de Chine.

Nous espérons que la partie française appliquera la loi de manière impartiale et sauvegardera les droits et intérêts légitimes des citoyens chinois en France, a noté l'ambassade.

Ce n’est pas la première fois que certains médias français s’écharpent sur un soi-disant espion chinois. En réponse à une question concernant un professeur de français en France chargé d'autoriser une délégation chinoise à visiter certains sites sensibles, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, a déclaré lors d'une conférence de presse le 15 janvier qu'elle n'en connaissait pas les détails.

« Permettez-moi de souligner que nous nous opposons toujours à la calomnie de la Chine en colportant le soi-disant discours d' »espionnage chinois » », a déclaré Mao.